3 bonnes manières d’utiliser le numérique en réponse à la réforme sur la qualité de la formation.

La nouvelle réforme sur la qualité de la formation professionnelle entrée en vigueur en janvier 2017 en laisse plus d’un incrédule en découvrant les innombrables rubriques du Datadock, ou la multiplicité des offres de certification. Il faut accepter l’évidence, adopter un processus qualité démontrable va demander de sérieux efforts. Découvrez comment l’usage du numérique peut vous aider à vous engager dans cette démarche qualité.

1: Réforme sur la qualité de la formation : mieux adapter la formation aux besoins des clients

Il paraît évident qu’une formation doit répondre à un véritable besoin. Pour reprendre les mots du décret, il faut garantir “l’identification précise des objectifs de la formation et son adaptation au public formé”. Tous les vétérans du secteur savent bien que cette évidence se traduit mal dans les faits. Le formateur qui intervient ponctuellement est naturellement limité dans sa capacité à analyser le contexte de l’entreprise et plus encore celui de chaque stagiaire. Un audit très détaillé des besoins pose évidemment un souci de coût peu compatible avec la diminution régulière de budgets formation.

Les outils numériques peuvent prendre le relai, pour réaliser des audits beaucoup plus détaillés et à un coût beaucoup plus faible. Des questionnaires numériques, envoyés aux stagiaires avant la formation permettent de mieux cibler et mieux préparer le présentiel. Le formateur ainsi équipé peut préparer la formation avec une meilleure vision du niveau et des attentes. Ces questionnaires constituent autant de preuve de la mise en place d’une démarche sérieuse d’adaptation de la formation au besoin.

2: Réforme sur la qualité de la formation : évaluer le résultat réel des formations

Ces questionnaires préparatifs prennent encore plus de valeur s’ils sont intégrés dans un dispositif global de suivi des stagiaires avant, pendant et après la formation. Un mécanisme de “mesure” de l’impact et des acquis plusieurs semaines ou mois après la formation est essentiel pour s’engager dans une authentique démarche qualité. Ici aussi un tel mécanisme est inimaginable à coût constant sans l’aide des technologies numériques. Le système d’évaluation peut être automatisé, envoyer aux bonnes échéances des contenus évaluatifs.

La bonne exploitation du media numérique permet d’augmenter le taux de réponse. Un simple webinaire de question-réponses d’une heure peut servir de prétexte pour envoyer un questionnaire. L’envoi de documents supports complémentaires, ou récapitulatif est aussi une bonne occasion de collecter des réponses en bloquant leur téléchargement tant que le questionnaire n’est pas complété. D’autres bonnes pratiques sont à chercher dans le domaine du e-learning qui partage les mêmes préoccupations et trouve diverses solutions comme l’usage des mobiles, la personnalisation, l’utilisation de vidéos, la “gamification”.

Avoir une vraie mesure de l’impact opérationnel, comparé à la mesure d’un audit pré-formation constitue une preuve infaillible que le formateur a adopté une démarche qualité dans les faits, et pas juste en apparence.

3: Réforme sur la qualité de la formation : adopter une gestion transparente et répétable

Evidemment la réforme a dans son collimateur la gestion opaque caractéristique de tous les fraudeurs. Adopter un processus de gestion formalisé et transparent est la meilleure réponse à adopter, et les outils numériques excellent à cette tâche. Malheureusement les logiciels de gestion de formation ne sont pas encore aussi développés qu’ils pourraient l’être, en particulier auprès des indépendants et petits organismes de formation.

En aparté, c’est à la fois une faiblesse et une force. Le terrain étant encore quasi vierge, il est possible d’imaginer un vrai effort cohérent de numérisation du secteur avec comme objectif la création d’un processus administratif temps réel, zéro papier qui inclut le prestataire, le client et les organismes financeurs.

En attendant chaque organisme de formation peut déjà tirer facilement de la réforme sur la qualité de la formation un bénéfice immédiat en termes de performance et de transparence en transférant sa gestion dans un outil numérique, il en existe pour tous les tarifs, du gratuit pour petit organisme et indépendant au solutions multi-centres pour très gros organismes.


L’article sur la Réforme sur la qualité de la formation est un article invité rédigé par Henri Morlaye cofondateur de Digiforma, le premier logiciel gratuit de gestion de formation pour indépendants et petits organismes.